Glutathion, NADH, créatine, oméga-3, vitamines ou plantes : les compléments associés à la longévité couvrent des réalités très différentes. Certains agissent sur les défenses antioxydantes, d’autres sur l’énergie, les muscles, les os ou la réponse au stress.
Leur intérêt ne se résume donc pas à une promesse de vivre plus longtemps. Il consiste plutôt à soutenir des fonctions que l’on cherche à préserver avec l’âge.
Pour choisir, le bon point de départ n’est pas la popularité d’un actif, mais la question à laquelle il doit répondre.
Commencer par la fonction que l’on souhaite préserver
La longévité ne dépend pas d’un mécanisme unique. Rester en bonne santé au fil des années implique notamment de conserver sa force, de produire suffisamment d’énergie, de protéger ses cellules, de maintenir des os solides et de mieux traverser les périodes de stress.
Ces fonctions n’appellent pas toutes les mêmes actifs. La créatine devient par exemple pertinente dans une stratégie musculaire, tandis que les oméga-3 dépendent beaucoup de l’alimentation. Le NADH et le glutathion quant à eux interviennent à l’intérieur des cellules, mais ils ne jouent pas le même rôle.
Cette distinction évite d’accumuler des compléments simplement parce qu’ils sont présentés comme des ingrédients de longévité.
Défenses antioxydantes : glutathion, vitamines C et E
En produisant de l’énergie, nos cellules génèrent naturellement des molécules instables. L’organisme sait les neutraliser, mais un excès prolongé peut finir par endommager les membranes, les protéines ou l’ADN. C’est ce que l’on appelle le stress oxydatif.
La vitamine E aide à protéger les membranes cellulaires. La vitamine C participe au renouvellement de la vitamine E après son utilisation. Le glutathion complète ce système : cet antioxydant est directement fabriqué par nos cellules et intervient dans de nombreuses réactions de protection.
Ces trois actifs ont ainsi une logique commune, sans être interchangeables. Ils interviennent à différents endroits d’un même système de protection.12
Énergie cellulaire : le NADH
Avant que l’énergie d’un repas puisse alimenter un muscle ou le cerveau, les cellules doivent la convertir sous une forme utilisable. Le NADH intervient dans cette chaîne de réactions et contribue à la production d’ATP, la principale forme d’énergie directement employée par les cellules.
Les études cliniques ont observé des effets encourageants du NADH sur la fatigue physique et mentale. Pris seul ou associé à la coenzyme Q10, il a été lié à une amélioration de la fatigue, de la qualité du sommeil et de certaines dimensions de la qualité de vie chez des personnes souffrant de fatigue persistante.34
Son intérêt correspond davantage à un soutien progressif de l’énergie qu’à l’effet immédiat d’un stimulant. Notre article sur les bienfaits du NADH explique plus précisément son fonctionnement et les résultats observés chez l’humain.
Une fatigue inhabituelle ou durable mérite néanmoins d’en rechercher la cause. Le sommeil, le stress, une anémie, un déficit en vitamine B12 ou certains traitements peuvent produire des sensations proches.
Force et masse musculaire : protéines et créatine
La force musculaire influence directement la mobilité, l’équilibre et l’autonomie. Avec l’âge, la priorité reste de solliciter régulièrement les muscles et de leur apporter suffisamment de protéines.
La créatine peut renforcer cette stratégie. Elle aide les muscles à régénérer rapidement l’énergie utilisée pendant les efforts courts et intenses, comme se relever, monter des marches ou réaliser une série d’exercices de renforcement.
Chez les adultes plus âgés, l’association de créatine et de renforcement musculaire améliore davantage la force que l’entraînement seul.5 Son intérêt est donc particulièrement concret pour préserver les capacités physiques, à condition qu’elle accompagne une activité adaptée.
La créatine demande généralement plusieurs grammes par jour. Elle se prête donc mieux à un produit séparé qu’à une formule multi-actifs de petit volume. Notre article sur la créatine et le bien-vieillir détaille les usages les plus pertinents.
Santé osseuse : vitamines D3 et K2
L’os se renouvelle en permanence. Pour reconstruire sa structure, l’organisme utilise notamment du calcium. Celui-ci doit d’abord être absorbé au niveau de l’intestin, un passage auquel la vitamine D contribue.
Une fois le calcium entré dans l’organisme, la vitamine K participe à l’activation de protéines qui permettent de l’intégrer à la trame osseuse. Les vitamines D3 et K2 interviennent ainsi à deux étapes différentes d’un même processus.67
Leur association est particulièrement cohérente lorsque l’on cherche à soutenir la santé osseuse dans le temps. Elle ne remplace toutefois pas un apport suffisant en calcium, l’activité physique ni la prise en charge d’une carence en vitamine D.
Notre article consacré aux vitamines D3 et K2 explique ce mécanisme plus en détail.
Oméga-3 : regarder d’abord ce que l’on mange
L’EPA et le DHA entrent dans la composition des membranes de nos cellules. Ils participent notamment au fonctionnement du cœur, tandis que le DHA est très présent dans le cerveau et la rétine. Maintenir des apports suffisants contribue donc à préserver les fonctions cardiovasculaires, cérébrales et visuelles au fil du temps.8
Ces deux oméga-3 se trouvent principalement dans les poissons gras. Le besoin d’un complément dépend donc beaucoup de l’alimentation. Une personne qui mange régulièrement des sardines, du maquereau, du hareng ou du saumon n’a pas le même point de départ qu’une personne qui consomme rarement du poisson.
En cas de supplémentation, l’étiquette doit indiquer les quantités d’EPA et de DHA, et pas seulement la quantité totale d’huile de poisson. Deux capsules contenant chacune 1 000 mg d’huile peuvent apporter des quantités très différentes de ces deux oméga-3.
Les oméga-3 étant apportés sous forme d’huile et sensibles à l’oxydation, ils trouvent généralement mieux leur place dans un produit dédié que dans une formule regroupant de nombreux actifs.
Stress et fatigue mentale : la rhodiola
La rhodiola est une plante adaptogène, un terme utilisé pour désigner les plantes étudiées pour leur capacité à aider l’organisme à mieux s’adapter aux périodes de stress.
Les essais cliniques ont observé des améliorations de la fatigue mentale, du stress perçu et de certaines performances cognitives dans des situations de fatigue ou de stress prolongé.9 La rhodiola se distingue donc des vitamines et minéraux : son intérêt ne vient pas de la correction d’un apport insuffisant, mais de son utilisation pendant des périodes où les sollicitations sont plus importantes.
La qualité de l’extrait compte. Une étiquette utile doit préciser la partie de la plante employée et, lorsque c’est le cas, sa teneur en composés caractéristiques comme les rosavines et le salidroside.
Comment établir ses priorités ?
Une sélection cohérente peut partir de quelques situations simples :
- Vous cherchez à préserver votre force : commencez par le renforcement musculaire, les protéines et, si cela correspond à votre pratique, la créatine.
- Vous mangez rarement du poisson gras : regardez en priorité vos apports en EPA et DHA.
- Vous êtes peu exposé au soleil ou présentez un risque de déficit : la vitamine D mérite une attention particulière.
- Vous recherchez un soutien cellulaire global : le glutathion et les vitamines antioxydantes peuvent former un ensemble complémentaire.
- Vous traversez une période de fatigue ou de stress mental : le NADH et la rhodiola répondent à deux dimensions différentes, l’énergie cellulaire pour le premier et l’adaptation au stress pour la seconde.
Cette grille n’a pas vocation à transformer chaque besoin en nouveau flacon. Elle sert au contraire à distinguer les actifs qui peuvent former une base quotidienne de ceux qui répondent à une situation plus ciblée.
L’approche Inari
Chez INARI, les compléments ne constituent pas le point de départ d’une démarche de longévité. Une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, un sommeil de qualité et une bonne gestion du stress restent les leviers les plus importants. Aucun complément ne peut compenser durablement leur absence.
La supplémentation peut ensuite soutenir certaines fonctions de manière plus ciblée. La formule INARI réunit le glutathion et les vitamines C et E pour les défenses antioxydantes, le NADH pour l’énergie cellulaire, les vitamines D3 et K2 pour la santé osseuse, ainsi que la rhodiola pour l’adaptation au stress.
Elle ne cherche pas à rassembler tous les actifs associés à la longévité. La créatine, les oméga-3 et le magnésium nécessitent notamment des quantités ou des formats plus adaptés à une prise séparée. L’objectif est de proposer un rituel quotidien simple et cohérent, qui trouve sa place aux côtés des habitudes essentielles plutôt qu’à leur place.
Footnotes
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Commission européenne. Règlement (UE) n° 432/2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires, version consolidée au 20 août 2025. Vitamines C et E. ↩
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Sies H. Glutathione and its role in cellular functions. Free Radical Biology and Medicine. 1999;27(9-10):916-921. doi:10.1016/S0891-5849(99)00177-X. ↩
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Forsyth LM, Preuss HG, MacDowell AL, et al. Therapeutic effects of oral NADH on the symptoms of patients with chronic fatigue syndrome. Annals of Allergy, Asthma & Immunology. 1999;82(2):185-191. doi:10.1016/S1081-1206(10)62595-1. ↩
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Castro-Marrero J, Segundo MJ, Lacasa M, et al. Effect of Dietary Coenzyme Q10 Plus NADH Supplementation on Fatigue Perception and Health-Related Quality of Life in Individuals with Myalgic Encephalomyelitis/Chronic Fatigue Syndrome. Nutrients. 2021;13(8):2658. doi:10.3390/nu13082658. ↩
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Yao L, Yang D, Gao J. Effects of resistance training combined with creatine supplementation on muscle strength, physical function, and muscle mass in older adults: a systematic review and three-level meta-analysis. Frontiers in Nutrition. 2026;13:1919884. doi:10.3389/fnut.2026.1919884. ↩
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National Institutes of Health, Office of Dietary Supplements. Vitamin D: Fact Sheet for Health Professionals. Consulté en septembre 2026. ↩
-
National Institutes of Health, Office of Dietary Supplements. Vitamin K: Fact Sheet for Health Professionals. Consulté en septembre 2026. ↩
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National Institutes of Health, Office of Dietary Supplements. Omega-3 Fatty Acids: Fact Sheet for Health Professionals. Consulté en septembre 2026. ↩
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Łuszczak J, Kocki J. Clinical evidence for the adaptogenic effects of Withania somnifera and Rhodiola rosea: a systematic review with molecular interpretation of psychometric outcomes. Annals of Agricultural and Environmental Medicine. 2026;33(1):3-11. doi:10.26444/aaem/213417. ↩