Se sentir fatigué après une mauvaise nuit, une semaine chargée ou un effort intense est normal. En revanche, avoir l’impression d’être toujours fatigué, même après avoir dormi ou ralenti le rythme, mérite davantage d’attention.

La fatigue est un symptôme très fréquent et ses causes sont nombreuses. Elle peut venir du sommeil, du stress, de l’alimentation, d’une période de surmenage, mais aussi parfois d’un problème de santé qu’il faut identifier. L’Assurance Maladie parle d’asthénie lorsque la fatigue persiste malgré le repos ou ne disparaît que partiellement.1

Avant d’acheter un nouveau complément ou de doubler les cafés, le plus utile est donc de comprendre quel type de fatigue vous ressentez et depuis combien de temps.

1. Vous dormez assez longtemps, mais pas forcément assez bien

Le nombre d’heures passées au lit ne raconte qu’une partie de l’histoire.

Vous pouvez dormir sept ou huit heures et vous réveiller épuisé si votre sommeil est régulièrement interrompu, trop irrégulier ou peu réparateur. Insomnies, réveils fréquents, horaires qui changent constamment ou apnée du sommeil peuvent tous provoquer une fatigue dans la journée.

Quelques indices doivent attirer l’attention :

Si le problème semble venir de là, notre guide comment mieux dormir détaille les habitudes les plus utiles pour améliorer la qualité du sommeil.

2. Le stress peut vous épuiser même sans effort physique

Une journée passée devant un ordinateur peut être épuisante sans avoir demandé beaucoup d’effort musculaire.

Une charge mentale élevée, des périodes de stress prolongées, des difficultés personnelles ou le surmenage professionnel peuvent entretenir une sensation de fatigue. L’Assurance Maladie cite notamment le stress, le burn-out et les difficultés de vie parmi les causes fréquentes de fatigue réactionnelle.

Le stress peut également perturber le sommeil. On entre alors facilement dans un cercle : on dort moins bien, on récupère moins, on se sent plus vulnérable au stress, puis la nuit suivante devient encore moins réparatrice.

Dans cette situation, chercher uniquement un « booster d’énergie » risque de masquer le problème sans agir sur sa cause.

3. Une carence en fer peut être en cause

Le fer permet notamment de fabriquer l’hémoglobine, la protéine des globules rouges qui transporte l’oxygène dans l’organisme.

Lorsque les réserves en fer deviennent insuffisantes et qu’une anémie apparaît, la fatigue fait partie des symptômes classiques. Elle peut s’accompagner d’essoufflement à l’effort, de maux de tête, de vertiges, de difficultés de concentration ou d’une sensation de faiblesse.2

Les femmes ayant des règles abondantes font partie des profils particulièrement exposés à la carence en fer. Nous expliquons ce sujet plus en détail dans notre article sur la carence en fer chez la femme.

Il vaut mieux éviter de prendre du fer simplement parce que l’on se sent fatigué. Un bilan sanguin permet de vérifier s’il existe réellement une anémie ou un manque de fer et d’en rechercher la cause.

4. Votre thyroïde peut jouer sur votre niveau d’énergie

La thyroïde est une petite glande située à la base du cou. Elle produit des hormones qui participent au réglage de nombreuses fonctions de l’organisme, notamment le métabolisme.

Lorsqu’elle fonctionne trop lentement, on parle d’hypothyroïdie. La fatigue peut alors s’accompagner, selon les personnes, d’une frilosité inhabituelle, d’une prise de poids, d’une peau plus sèche ou d’un ralentissement général.3

Une prise de sang permet d’explorer le fonctionnement de la thyroïde lorsqu’un médecin considère cette piste pertinente.

5. Vous mangez peut-être suffisamment, mais pas de façon assez régulière ou variée

L’alimentation influence directement la façon dont on se sent au cours de la journée.

Sauter régulièrement des repas, manger très peu, suivre un régime très restrictif ou manquer de variété peut rendre plus difficile la couverture des besoins en énergie et en micronutriments. Une hydratation insuffisante peut également accentuer une sensation de fatigue.

Le piège consiste à attribuer automatiquement toute baisse d’énergie à « un manque de vitamines ». Une fatigue isolée ne permet pas de savoir quel nutriment manque.

Si vous vous demandez quels actifs ont réellement un intérêt selon les situations, notre article sur les compléments alimentaires utiles permet de faire le tri sans accumuler les produits.

6. Trop peu d’activité peut aussi fatiguer

Cela semble paradoxal, mais rester très sédentaire ne permet pas forcément d’économiser son énergie.

Une baisse importante de l’activité physique peut réduire progressivement la condition physique et la masse musculaire. Les activités ordinaires demandent alors davantage d’effort et peuvent donner une impression de fatigue plus rapide. À l’inverse, une période d’entraînement très intense sans récupération suffisante peut elle aussi épuiser.

L’objectif est donc moins de « se forcer à faire du sport » que de retrouver un niveau d’activité adapté à son état. Marche, déplacements à pied, renforcement musculaire et activité physique régulière peuvent progressivement améliorer la capacité à supporter les efforts du quotidien.

7. Certains médicaments et substances peuvent vous fatiguer

La fatigue peut parfois être un effet indésirable d’un traitement.

Certains antihistaminiques, médicaments psychotropes, sédatifs, antalgiques ou traitements de la tension artérielle peuvent par exemple diminuer la vigilance ou donner une sensation de fatigue.

L’alcool peut lui aussi dégrader la récupération, notamment en perturbant la qualité du sommeil.

Il ne faut pas arrêter un traitement prescrit de sa propre initiative. Si la fatigue a commencé après l’introduction ou la modification d’un médicament, le bon réflexe est d’en parler au professionnel qui le suit.

8. Une fatigue persistante peut révéler autre chose

La fatigue accompagne un très grand nombre de situations : infection récente, anémie, trouble thyroïdien, diabète, maladie inflammatoire, dépression, trouble anxieux, apnée du sommeil ou encore certaines maladies chroniques.

Cela ne signifie évidemment pas qu’une fatigue persistante cache forcément une maladie. Mais lorsqu’elle dure, s’aggrave ou devient difficile à expliquer, il vaut mieux chercher sa cause plutôt que continuer à compenser avec du café ou des compléments.

Un médecin peut, selon le contexte, proposer un bilan ciblé pour rechercher par exemple une anémie, un trouble de la thyroïde ou une autre cause pertinente.4

Comment faire le point sur sa fatigue ?

Avant même une consultation, quelques observations peuvent être très utiles.

Pendant une ou deux semaines, notez :

Cette petite photographie de votre quotidien permet souvent de distinguer une fatigue liée au rythme de vie d’un problème plus difficile à expliquer.

L’Assurance Maladie recommande également de s’interroger sur le moment où apparaît la fatigue, son ancienneté, son intensité, son évolution et les éventuels symptômes associés.5

Et les compléments alimentaires contre la fatigue ?

Ils peuvent avoir leur place, mais leur intérêt dépend de la cause.

Corriger un apport insuffisant ou accompagner un besoin identifié est très différent de prendre au hasard plusieurs produits « énergie ». Par exemple, une carence en fer ne se gère pas comme un manque de sommeil, et une fatigue due au stress ne répond pas à la même logique qu’un trouble de la thyroïde.

Certains nutriments participent au métabolisme énergétique et peuvent aider à réduire la fatigue, lorsqu’ils sont présents en quantité suffisante. D’autres actifs s’intéressent davantage à l’énergie cellulaire, à la réponse au stress ou à la récupération.

Pour une routine quotidienne, la cohérence compte davantage que le nombre de produits. Notre guide sur les compléments à prendre tous les jours explique comment raisonner selon son profil.

Quand faut-il consulter pour une fatigue persistante ?

Une consultation est particulièrement pertinente lorsque la fatigue :

L’objectif n’est pas de s’alarmer, mais d’éviter de laisser durer une fatigue dont la cause pourrait être identifiable et prise en charge.

L’approche Inari

Chez INARI, nous pensons la vitalité sur le long terme plutôt que comme une succession de coups de boost.

Une routine cohérente commence par les fondamentaux : sommeil, alimentation, mouvement, récupération et identification des éventuelles causes médicales d’une fatigue persistante. La supplémentation vient ensuite compléter cette base lorsque les actifs choisis répondent à des besoins pertinents.

Notre formule quotidienne associe notamment du NADH, impliqué dans les réactions utilisées par les cellules pour produire de l’énergie, du glutathion et des vitamines antioxydantes, ainsi que de la rhodiola. L’objectif est d’intégrer plusieurs fonctions complémentaires dans un rituel simple, sans encourager l’empilement de produits.

Si votre fatigue apparaît surtout avec l’âge, vous pouvez également consulter notre guide consacré à la fatigue après 40 ans, qui aborde plus spécifiquement les changements et besoins fréquents à cette période de la vie.

Footnotes

  1. Assurance Maladie. Asthénie (fatigue) : définition, symptômes et causes. Ameli, mise à jour le 7 août 2026.

  2. Assurance Maladie. Symptômes et diagnostic de l’anémie par carence en fer. Ameli, mise à jour le 9 juin 2026.

  3. Assurance Maladie. Circonstances de découverte, diagnostic et évolution de l’hypothyroïdie. Ameli, mise à jour le 9 février 2026.

  4. Assurance Maladie. Asthénie (fatigue) : la consultation médicale et le traitement. Ameli, mise à jour le 7 août 2026.

  5. Assurance Maladie. Asthénie (fatigue) : que faire et quand consulter ? Ameli, mise à jour le 7 août 2026.